septembre 20, 2009

Figaro

Ces images, le monde entier les connaît. On les a vues mille fois et pourtant elles nous touchent en plein coeur. Encore et encore. C’est peut-être cela, la magie de Willy Ronis. Photographe humaniste et idéaliste, il vient de nous quitter à 99 ans. Tendre témoin d’un monde à la Prévert où tout semblait plus simple et plus beau, à l’image de ce Petit écolier à l’air rêveur, de 1960, ou de ce nu de Deena de dos, de 1955, il se disait lui-même « romancier de la photo ». Né en 1910, à Paris, Willy Ronis a réalisé son premier cliché à l’âge de 16 ans, mais c’est le Front populaire qui lui donne l’occasion de publier ses reportages si profondément sincères.

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